camzer & la nouvelle lettre
Assise sur ma toile de pique nique humide, le maillot de bain dégoulinant accroché sur une branche à côté de moi, la rivière en fond sonore, je trouve enfin le moment parfait pour t’écrire cette lettre. Disons plutôt cette carte postale. L’été et ses convenances. Ce mois de juillet a failli m’emporter dans sa vague de travail, de chaleur et de folie, mais me voilà enfin, au calme. Dans un lieu familier où on se croirait perpétuellement en vacances tellement tout est beau. Les doigts tâchés de mûres cueillies et dégustées à quelques mètres, car après la baignade il est de bon ton d’avaler un petit goûter.
Carte postale, donc.
Je sors presque le museau de l’eau dans laquelle je viens de me baigner. En bonne fourmi que je me suis engagée à être, j’ai passé l’hiver à préparer l’été et je passe l’été à récolter les lourds fruits de mon labeur. La fin du projet, la rencontre entre les équipes, les retrouvailles parfois, les festivals, la fête, la joie, le rendez-vous. Et les mûres.
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