la loose-letter les pieds dans l’eau

camzer & la nouvelle lettre

Camzer & la nouvelle lettre
3 min ⋅ 30/04/2026

La Loose-letter, M. a lancé, c’est vachement bien trouvé ! 

La Loose-letter, c’est comme ça que le père d’A. a cru que s’appelait cette newsletter dans une conversation autour de l’échec, entre plat et dessert, à l’ombre des bougainvilliers tunisois. Mark Manson, l’auteur de ladite newslettter, écrit plein de livres dont the subtle art of not giving a fuck et donc écrit régulièrement des petites questions aux grands questionnements : sa newsletter est courte mais efficace.

La looseletter. Il avait juste mal entendu. Ca nous a fait rire.

On a trouvé l’idée intéressante, une loose-letter pour parler des échecs significatifs de la vie. Ayant un demi frère de 19 ans de moins, A. essaie souvent de lui balancer par des images plus ou moins détournées, des questionnements sur la vie qui changent un peu du tout bon ou du tout mauvais, du quand je serai grand je serai riche, de son propre rapport au confort et évidemment, à l’échec. On se disait que la vie c’est un peu une cavalcade —peut être mon mot préféré— d’échecs de petite ou grande ampleur. On apprend ça en musique ou en sport : il faut échouer énormément pour y arriver une seule petite fois. Paradoxalement on ne nous apprend pas très bien à gérer la sensation de l’échec justement et les émotions auxquelles ça nous confronte : la frustration la colère la tristesse, et peut être l’envie de persévérer ou au contraire celle d’abandonner. J’en ai déjà parlé dans une précédente lettre, il a fallu que je me casse un poignet pour réaliser que, surprise, je n’abandonnais pas tout ce que je touchais.


C’est difficile d’être là de la bonne manière pour les ados, déjà parce qu’il n’y a pas « une » bonne manière n’est ce pas, les ados ayant leur propre personnalité et donc leurs propres besoins. On parle « des » jeunesses si on veut parler correctement de cet âge. A. et moi on se souvient de ce que ça fait d’avoir 15 ans, c’était il y a longtemps mais en grattant un peu c’est en fait assez facile à invoquer. Seulement, avoir 15 ans en 2026 c’est bien différent de lorsqu’on est passés par là et c’est sans doute là le piège, vouloir donner un enseignement à des gosses qui se foutent totalement de ce qu’on raconte.


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Camzer & la nouvelle lettre

Par Camille Garcia